Action communautaire autonome et lutte au décrochage

L’action communautaire et les diverses lois qui la régissent renvoie à plusieurs notions fondamentales qui ont toutes conduit à offrir plus de liberté et plus d’égalité.

La « Politique gouvernementale : L’action communautaire, une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec » de 2001 en fixe les bases des 4 critères essentiels :

  1. avoir un statut d’organisme à but non lucratif ;

  2. démontrer un enracinement dans la communauté ;

  3. entretenir une vie associative et démocratique ;

  4. être libre de déterminer leur mission, leurs orientations, ainsi que leurs approches et leurs pratiques.

La politique affirme ensuite vouloir soutenir l’action communautaire autonome (ACA), et reconnaît les caractéristiques propres à cette forme d’action. Elle  ajoute 4 critères supplémentaires :

  1. avoir été constitué à l’initiative des gens de la communauté ;

  2. poursuivre une mission sociale propre à l’organisme et qui favorise la transformation sociale ;

  3. faire preuve de pratiques citoyennes et d’approches larges axées sur la globalité de la problématique abordée ;

  4. être dirigé par un conseil d’administration indépendant du réseau public.

Mais encore, la politique précise vouloir : « valoriser, soutenir et consolider l’action communautaire autonome et ce qui en constitue l’essence, soit l’éducation populaire et la transformation sociale, le soutien à la vie démocratique, le développement d’une vision globale des problématiques, l’exercice de la citoyenneté et l’enracinement dans la communauté. »

Reconnaissant dans ses origines des mouvements populaires tels que les comités de citoyens dans les années 60 et 70 et les groupes populaires des années suivantes, elle met en valeur les dynamiques collectives et sociales sans lesquelles la transformation sociale ne s’opère pas.

Enfin, la politique prévoit du financement.

En matière d’éducation, le gouvernement met en place en 2003 le PACTE : le Programme d’Action Communautaire sur le Terrain de l’Éducation auprès duquel seuls les organismes ACA peuvent déposer une demande.

Avec la société de consommation, les valeurs de l’ACA, comme celles des mouvements d’éducation populaire, ont tendance à changer. C’est entre autre pour cette raison qu’en 2015, le ROCLD réaffirme les huit critères à l’occasion de la 5e Rencontre Nationale. Ainsi, l’action communautaire autonome, et à travers elle l’éducation populaire, fonde notre identité de même que celles de tous les OCLD membres. Il s’agit pour nous d’une condition préalable à toute demande d’affiliation.


 

Rappelons que la politique gouvernementale reconnaît particulièrement les caractéristiques propres à l’action communautaire autonome et aux regroupements et organismes dont la mission principale est la défense collective des droits. Cette reconnaissance représente une avancée considérable et unique au monde. Le soutien d’un tel espace de délibération ouvert et constructif illustre par ailleurs la maturité d’une société voulant se développer dans une vision inclusive. L’exercice de la citoyenneté et le développement social qui émanent de l’action communautaire forment le moteur d’une société saine et consciente de sa capacité d’agir.
Vers un nouveau plan d’action gouvernementale : cahier de consultation, Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales 2013

 


 

Politique gouvernementale : L’action communautaire, une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec

 


 

Pour aller plus : Réseau Québecois de l’action communautaire autonome : RQ-ACA